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Rue de la
Poudrière, rue de la Corderie, rue Bourbon, rue Dauphine, rue d'Entrecataux... non, nous
sommes pas à Paris mais bien à Port-Louis, à l'île Maurice, sous le chaud soleil des
tropiques. La foule bigarrée qui se presse sur les trottoirs et sur la chaussé, les
klaxons des voitures, la fumée sont là pour nous le rappeler. Tout ce monde jacasse,
crie, s'interpelle, fait des affaires. Tout peut se négocier dans la rue, marchandises
licites ou non. Mais rien de sordide, le caractère bon enfant de la population, sa
gaitée naturelle font que tout se passe à la bonne franquette. Dans les rues près du
Bazar (le marché central) on croise toute une faune variée : des mendiants qu'on
croirait sortis du moyen âge, des chiens errants, des hommes et de femmes de toutes les
couleurs, de toutes les races (et plus encore !), de tous âges. Tout Port-Louis se
heurte, se bouscule, parlemente, s'injurie parfois, se réconcilie dans ces rues
grouillantes où se mèlent modernité et archaïsme. |

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