Le dodo va
disparaître rapidement après la colonisation de l'île : trop peu farouche, trop facile
à rôtir, cette sorte de gros canard obèse, aussi nommé dronte, s'est éteint de
n'avoir pas augmenté sa distance de fuite avec l'homme, au fur et à mesure que celui-ci
augmentait son prélèvement dans le cheptel aviaire de l'île.
En 1977, Stanley Temple, zoologue et
écologue, établit un rapprochement entre l'extinction prochaine d'un arbre appelé
Bois-de-fer et la disparition de l'oiseau. Pour lui, seules les graines ayant transité
par le tube digestif du dodo pouvaient germer. L'expérinece de dindons nourris avec des
fruits du Bois-de-fer a validé cette hypothèse. Le gésier des volatiles altère
l'enveloppe très dure des graines, qui poussent une fois rejettées dans les excréments.